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Association de développement et d'aide aux pays défavorisés.

Programme 2010:
Acheminement de matériels aux orphelinats visités en 2008 et 2009 en Afrique de l'Ouest.

Nous retournons au Burkina a l'orphelinat de Mme Allart et passerons aussi livrer dans ceux du Togo.

Financement d'un puits au togo.


-Projet Décembre 2010-

  • 1/ Après achat, préparation et chargement du véhicule en France: Livrer et dispatcher, a partir du Burkina Faso, suite a notre évaluation de besoins en 2008, lait et produit médicaux, stérilisateur pour bébés et vêtements pour enfants. Ce véhicule sera notre outil de travail pour les deux autres missions ainsi que les actions futures.
  • 2/ Financement et réalisation d'un puits pour 500 personnes au Togo a Langabou (200 kilomètres au nord de Lomé), suivi du chantier, étude de capacité.

  • 3/ Grâce a notre mobilité et a notre capacité de chargement : Après repérages et consultations, achats et livraison de matériel dans les orphelinats, écoles et aux cultivateurs, plus prospection pour les actions futures (agrandissement de l'école de Langabou au Togo, aide a la culture, parrainage de familles.)

    Nous avons besoin de 8 000 euros pour l'ensemble de ce projet. Nous avons actuellement réuni 35% du budget. Participez au financement en nous contactant.
Nous avons la voiture.

Il s'agit maintenant de la préparer, mécanique et ensuite les aménagement:

Barre de toit afin de charger au maximum et malles arriere afin de proteger le matériel médical avec des caissons étanches.



TS-developpement et Mme Allart dans l'orphelinat du Burkina.

Orphelinat Madagscar 2009 :
Comme convenu nous avons livré 8 Carton a l'Orphelinat de Majunga.

Départ de Paris, ou la société qui nous fait le don nous livre les cartons que je vais acheminer en vespa dans Paris...



Nous sommes aceuillis par le personel de l'orphelinat et tout se passe parfaitement.

Hélas nous ne pouvons pas faire des photos, les enfants et ceux qui les aident sont génés...


L'orphelinat de Mahajunga

Nous éffectuons au minimum 2 missions par an. La derniere date de Juin 2008. Elle a été concentré sur la distribution de matériel pour les orphelinats du Burkina et du Togo, avec un repérage pour la prochaine action prévue en Septembre 2009.

Notre volonté est de livrer en brousse loin des routes principales ou les gens sont abandonnés et de faire travailler les locaux, dans chacun des pays concernés.
Nous préférons mettre en place des opérations directement avec leurs compétences, comme la création de puits.

Ils travaillent bien, maitrisent les travaux et les difficultés locales.
C'est aussi la meilleure façon de pouvoir réaliser des projets concrets avec de petits moyens.

 



 





L’information pousse à l’action et sauve des vies. L’expérience de Denise Allard l’illustre de façon brillante. Cette Française de 74 ans, ancienne agent de service en école maternelle, dirige aujourd’hui " Le Nid " : un orphelinat implanté à Bobo-Dioulasso, au sud du Burkina Faso.


Juin 2008, nous sommes sur place... Et Mme Allard nous confirme: A l'aide !


La création du Nid qui a poussé comme un champignon à la faveur d’une petite flambée médiatique, donne la mesure des enjeux liés à la circulation de l’information dans l’un des quatre pays les plus pauvres du monde. En trois ans, Le Nid est devenu une institution. Dans l’orbite de la pouponnière ont été mis en place un dispensaire, une pharmacie sociale, un centre de récupération nutritionnelle pour les bébés...
Le lieu vient d’être agrémenté de jeunes arbres à papayes, un jardin potager est également en place... Une vingtaine de personnes sont employées au Nid où transitent chaque jour des centaines de visiteurs en quête de soins, de médicaments et des dizaines de nourrissons qui auraient autrement été voués à une mort certaine.


Des orphelins de mère à Bobo-Dioulasso


L’Oasis des enfants

Quand on approche de l’enceinte de l’Oasis des Enfants, on les entend déjà : les pleurs identifiables des nourrissons de quelques jours à quelques mois ; les piaillements des " moyens " réclamant leur premier biberon ; ceux des " grands ", d’un an, deux ans maximum. Les 27 bébés recueillis en internat à la pouponnière viennent de se réveiller. Ils ont faim. La chaleur ambiante n’est pas encore écrasante. Elle va le devenir.
Dans un tempo de métronome, les nurses s’affairent à la préparation des bébés, des biberons. Dans les trois chambres où dorment les enfants (une dizaine par pièce et par classe d’âge), les petits sont extraits de leur petit lit de fer et tous regroupés dans un, voire deux lits. Les draps des lits vacants sont retirés, les matelas pourvus dans la foulée de linges propres et secs. Les enfants massés attendent la toilette.

Un moment fort de la journée, parfaitement orchestré entre nourrices. Dans chaque dortoir, une " table à langer " ; juste à côté, un évier dans lequel est déposée une grande bassine de plastique remplie d’eau chaude et claire. Placés face à cette bassine, les bébés selon leur âge sont couchés, assis ou se tiennent debout, mains appuyées contre le mur. Chaque petit corps nu est aspergé d’eau à la main, parcimonieusement, des pieds à la tête. S’en suit un savonnage énergique au gros savon, type savon de Marseille. Aucun espace du corps n’est épargné : pieds, oreilles, nez... Quand le bébé noir disparaît sous l’habit de mousse blanche, nouvelle aspersion d’eau, toujours à la main. Ne pas gaspiller l’eau, jamais. L’enfant à la peau ruisselante est doucement secoué, " essoré ", avant de rejoindre la table de change et de passer aux mains de la nurse chargée de l’habillage.

Le change, lui, est constitué de triangles de tissu confectionnés dans des vieux draps de coton. Cette couche est recouverte d’une protection de plastique. Ici, pas d’épingle à nourrisse, pas de " couche culotte " : juste des linges, solidement noués sur chaque enfant plusieurs fois par jour ; des dizaines de kilos de linges lavés quotidiennement, huit heures d’affilée par Somségué, une vieille femme employée depuis plusieurs années.

La journée démarre tôt à " l’Oasis des enfants " de Kaya. Aux portes du Sahel, la montée en température est rapide. Le scénario matinal est quasi similaire à la " Cité des Enfants " de Boulsa (180 kilomètres à l’est de Ouagadougou) et au Nid, une pouponnière toute neuve, opérationnelle depuis 2000. Rigueur, cadence soutenue dans l’organisation, souci permanent d’hygiène... rien n’évoque les indescriptibles difficultés matérielles auxquelles se heurtent chacun des responsables de ces établissements qui, avec des bouts de ficelle, aident les enfants à survivre.


La Poup

Il existe au Burkina Faso une dizaine d’orphelinats bien identifiés. Tous sont le fruit d’initiatives privées et la majorité, d’origine confessionnelle (catholiques, protestants). L’Oasis des Enfants à Kaya (100 km au nord de Ouagadougou) est le premier à avoir été créé par l’Alliance Missionnaire Internationale en 1969*. Au départ, un couple de missionnaires Suisses, Josette et André Brisset, qui commence à recueillir les nouveaux nés leur arrivant souvent dans des boîtes de sucre en carton. Le couple adopte d’abord un petit garçon, puis une petite fille. De retour en Suisse, il décide de mobiliser les bonnes volontés pour récolter des fonds en vue de secourir les orphelins de mère en Afrique. L’Alliance Missionnaire Internationale est née et crée l’Oasis des Enfants.

En 1985, Théodore Sawadogo, actuel directeur de " la Poup " (on l’appelle comme ça ici), travaille à Kaya aux côtés de Denise Allard. Pendant 14 ans, la jeune retraitée missionnaire - elle-même mère de 5 enfants - orchestre la vie de cette structure en devenir, forme Théodore, Jacques, l’infirmier " breveté " et... beaucoup de nurses : de très jeunes filles, de plus en plus nombreuses à refuser le mariage forcé et à trouver refuge à l’orphelinat pour y travailler contre un salaire d’environ 18 euros par mois.

D’année en année, l’Oasis prend du poids, développe de nouvelles actions en faveur des orphelins de mère, des familles, des enfants en situation de malnutrition. Le Secours aux Orphelins en famille (SOF) est ouvert, le Centre de récupération nutritionnel (CREN) aussi. Ces services permettent aux familles extérieures à la pouponnière, de s’approvisionner, notamment, en lait maternisé.

Une consultation = 200 CFA, soit 2 de nos anciens Francs soit 30 centimes d'Euros...


En effet, quand une maman meurt, si aucune femme de la famille n’est en mesure d’allaiter le nourrisson à sa place, l’enfant est en grand danger : personne n’a de quoi acheter du lait en poudre maternisé. Les tantes, les grand-mères, se débrouillent alors avec ce qu’elles ont, c’est-à-dire peu (eau, bouillie de racines...). Le bébé dépérit à vue d’œil, la malnutrition, assortie de ventres ballonnés, de cheveux crépus couleur paille... s’installe.
" Nous recevions de plus en plus de bébés à Kaya, et ce, de régions de plus en plus éloignées. Je me souviens du regard angoissé d’un grand-père. Il s’était déplacé de très loin en car avec son petit-fils orphelin dans les bras. Si je refusais d’interner le nourrisson, il était condamné. L’homme le savait. Il fallait impérativement ouvrir un autre orphelinat et reproduire dans le sud du pays, le pendant de Kaya au nord ", se souvient Denise Allard, une femme de caractère au beau visage buriné.

Alors que l’Alliance Missionnaire Internationale (AMI) ouvre " La cité des enfants " à Boulsa (180 km à l’Est de Ougadougou), Denise quitte Kaya en 1997 pour le sud du pays. Elle réussit à obtenir du maire de Bobo-Dioulasso un terrain de 8250 mètres carrés pour y construire " son " Nid. L’AMI lui fait don de 2,3 millions de francs CFA (35 000 euros) pour démarrer les travaux. Les fondations des futurs bâtiments, réplique exacte de ceux de Kaya, sont creusées. Pour la suite, Denise Allard s’en remet à la Providence...

Le coup de pouce fortuit des médias

Il se manifeste en 1997. Des reporters de FR3 sont à Bobo-Dioulasso à l’occasion du Paris-Dakar. Ils sollicitent Denise pour réaliser un portrait d’elle. Beau sujet. " Juste après la diffusion du film, nous avons reçu une première 4L, puis une deuxième... Des dons sont arrivés de la France entière ! Une jeune peintre m’a même adressé le fruit de la vente de ses toiles. Nous avons reçu quatre mandats équivalant à 1220 euros ! ".

Le magazine " Nous deux " pousse à la roue en consacrant à son tour une page à la missionnaire. Deux petits événements médiatiques qui vont littéralement " booster " le projet du Nid. " Canalisations, arrivée d’eau, électricité, construction des bâtiments... En 14 mois, tout le gros œuvre du Nid était fait pour un coût total de 101,4 millions de francs CFA (15 400 euros) ! ".
L’établissement héberge aujourd’hui 90 bébés (en internat et externat), emploie 21 personnes, dispose d’un dispensaire où, comme à Kaya, et à Boulsa, défilent désormais quotidiennement des familles entières en situation d’extrême pauvreté. Prévention contre le sida, l’excision, apprentissage de l’hygiène, de la nutrition... le prosélytisme des équipes fonctionne à plein. Le Nid est devenu un centre névralgique de communication. Ici, chaque jour, la diffusion de la moindre information de proximité sauve des vies.


(1) NDLR : L’Etat Burkinabé n’a aucun moyen de soutenir et de suivre, autrement qu’administrativement, les orphelins de mère. Une population difficile à quantifier par l’administration centrale compte tenu de l’absence totale de gestion informatique des données.

Trois questions à Denise Allard, directrice du Nid

Place publique : Comment le fonctionnement d’une structure comme la vôtre est-il assuré ?

Denise Allard : "Par les dons. Uniquement les dons (1). L’argent des donateurs est centralisé par l’AMI qui a son siège en Suisse, à Lavigny. L’AMI dote ses trois pouponnières d’un budget mensuel de fonctionnement. Ici, à Bobo, nous recevons 1,5 million de francs CFA (2 286 euros) par mois. Vu nos frais (les gros postes étant les salaires - de 4,5 à 23 euros par mois selon la fonction - et l’achat du lait en poudre) l’idéal serait 2 millions. Nous devons aussi payer l’eau, l’électricité (137 euros/mois), le mil, le sucre, les médicaments que nous achetons à la Centrale d’achat des médicaments génériques (CAMEG). Des personnes nous adressent aussi directement des médicaments, des draps pour les couches, des vêtements qui arrivent ici par containers via la Mission française".

P.P. : Vous réclamez à corps et à cri, comme les deux autres directeurs des pouponnières, des comprimés de stérilisation à froid. Ne suffirait-il pas de faire bouillir les biberons ? Cette demande est-elle liée à une recherche de confort de travail ?

D.A. : "Non ! La stérilisation est un problème capital pour nous car elle évite les contagions, les maladies. Les comprimés sont ici hors de prix. Or, pour faire chauffer l’eau, il nous faut toutes les trois semaines une charrette de bois de chauffe, soit 19.000 F CFA (29 euros). A raison de 6 tétées, nous manipulons 180 biberons par jour ! Cela suppose de grandes marmites, beaucoup d’eau et beaucoup de temps aussi ! Notre eau est très calcaire et quand on les fait bouillir tous les biberons deviennent opaques, de plus en plus difficiles à nettoyer. Les bébés tombent plus souvent malades. Les tétines s’usent plus vite avec la chaleur, les enfants qui ont des dents y font des trous, les nourrissons s’étranglent car le lait coule trop vite, etc. Il est aussi arrivé que les nurses, très occupées, oublient de retirer les biberons du feu... Catastrophique, une fois, ils ont fondu."


P.P. : Quels sont vos besoins urgents ?

D.A. : "Nous avons besoin de tout : de médicaments, de protège couche en plastique (on n’en trouve pas ici), de lait en poudre que nous achetons plein pot à Ouagadougou... Le problème est que, pour les donateurs particuliers, les coûts de transport sont rédhibitoires. Mais il est toujours délicat de dire à quelqu’un qui nous adresse généreusement un colis de vêtements, qu’il eût mieux valu adresser directement un chèque à l’AMI en spécifiant à quoi devait être affecté le don. Le circuit emprunté par l’argent est transparent et tous les donateurs reçoivent un justificatif d’achat à partir des besoins dont nous informons l’Alliance Missionnaire".


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